Et je l'avoue, c'est le premier jour que je me sens vraiment en voie de guérison de cette sale bronchite qui m'a confiné chez moi et bien souvent au lit. Le moral revient.
Durant ces périodes qui reviennent trop souvent, je me dis heureusement que je peux me servir
de mes doigts pour tourner les pages des livres et la chose la plus importante c'est que j'aime ça par dessus tout.
Ca tombait bien, j'avais un bon stock de livres pas trop compliqués pour mes
neurones. Enfin, le stock d'achat fait pour la rentrée au collège. Parmi d'autres, j'avais pris le premier tome de ce fameux best-seller, plebiscité par les ados. Quand je les ai reçu au
collège, après commande sans les avoir vraiment vu, j'ai été épouvanté par la grosseur des quatre pavés (+ de 500 p et 758 pour le tome 4). A 18 euros le tome, j'en ai pris juste un
exemplaire de chaque.
J'étais plus que sceptique et le suis encore ... Mes ados qui détestent lire et vont me chercher le plus petit bouqin du fond de la bibliothèque ... ce sont eux, enfin quelques uns des pires
lecteurs qui m'ont demandé d'acheter ça. Je n'avais pas prévu d'être malade et le 1er tome, je l'ai consommé avec avidité... Et puis plus rien, alors, je l'avoue mardi jour de ma sortie médicale,
je suis allée m"acheter la suite. Allez le suspens est assez long, mais beaucoup d'entre vous ont dû deviner que je parlais du grand succès de Stéphenie Meyer :
Je l'avoue, je me suis prise au jeu du grand amour, au bout du second tome, je reste sur mon envie de savoir la suite. Au début, je me suis dit que c'était bien
dilué... et bof, et puis et puis... Roméo et Juliette sont palpables. L'amour impossible entre une humaine et un vampire (surtout s'il se retient de s'abreuver du sang de la belle).
Je comprends l'attrait des petites. Ce qui me laisse perplexe, mais j'y reviendrai, c'est l'écriture. Pas de démagogie ado chez l'auteure, le langage est soutenu. Je pense que le film est à
l'origine du succès.
Je repense à Harry Potter et son succès littéraire avant les films !!! Oui, mais c'était tout de même beaucoup plus riche comme univers. Je n'avais jamais vu de telles couvertures en littérature
jeunesse.
Je vais devoir attendre jeudi prochain pour continuer à dévorer, je l'avoue je suis un peu frustrée.
Et puis pour les moins romantiques, j'ai lu aussi, cette histoire qui pose question, Méto de Yves Grevet. Soixante-quatre garçons coupés du monde et soigneusement encadrés vivent dans un
internat : la Maison. Ils n’ont aucun souvenir de leur vie antérieure et ne connaissent pas leur âge .Ils ont une seule certitude : quand ils seront devenus trop grands, ils seront
emmenés et on ne les reverra plus. Un d’entre eux, Meto, devine des choses et s’interroge.
Ces lectures pour adolescents sont aussi pour tous les âges. Elles sont vraiment riches et incitent à la réflexion. Je recommande à
tous les parents d'adolescents de participer à la lecture de leurs enfants. Je vous promets des surprises vraiment agréables.
Moi, si je m'en lasse parfois, c'est que je dois en lire beaucoup. Et qu'il y a des genres qui me plaisent moins.
Pour terminer ces vacances, j'ai encore de la lecture et j'adore voir les piles diminuer ...
La deuxième chose que je peux faire avec mes doigts et ce sera la dernière, c'est jouer de l'aiguille, mais pas trop parce que les courbatures du dos et du
cou me font souffrir.
J'ai réussi à terminer et encadrer le petit dernier que je vous présente
Eh oui, Christelle, c'est bien un nouvel LHN, le quatrième de mes "Dear diary". Nous sommes en Californie en 1852, Emmaline Whitcom vient d'arriver, elle s'est fait une copine qui l'initie
aux arts du fil. Je continue l'histoire mon 1er est là , le second ici et le
troisième là.
Il y en a huit en tout et je continue donc avec celui là , Mary Heaton nous raconte son histoire en Indiana en 1878. Le farwest n'est pas loin. Le chariot est encore là et la première maison
est finie.
Enfin sur ma toile, il y a juste l'arbre, la roue, quelques fleurs et la bâche qui commence à se monter... Mary arrivera ensuite pour m'aider à édifier sa maison.
Voilà, mes vacances ne sont pas tristes malgrè cet intermède pénible
et cette angoisse d'être trop souvent malade. Etre obligée de rester au lit et se sentir si vulnérable sur le chemin de la boulangerie pour acheter la baguette du jour est
terriblement anxiogène. Je le dis ici parce qu'une fois que je suis en forme, j'ai une grosse tendance à occulter, à vouloir enfouir dans ma mémoire toutes ces petites
souffrances qui me font la vie difficile.
Le sourire est de retour, alors à bientôt !!